L’autopilote gère la trajectoire, mais les pilotes ne s’arrêtent jamais vraiment de travailler pendant un vol transatlantique.
De la préparation du plan de vol à la gestion des imprévus en altitude, leurs missions sont bien plus denses que ce que la plupart des passagers imaginent.
Ce que font les pilotes tout au long d’un vol transatlantique
- Avant le décollage : les pilotes analysent le plan de vol, les conditions météo, les alternatives d’aéroport et calculent la charge en carburant.
- Pendant la montée : ils surveillent les paramètres moteur, communiquent avec le contrôle aérien et ajustent la trajectoire si nécessaire.
- En croisière : même avec l’autopilote actif, ils surveillent en continu les systèmes, les prévisions météo et les vents en altitude.
- Sur les vols longs : un troisième pilote ou un officier de relève monte à bord pour permettre des pauses encadrées, selon les règles EASA et FAA.
- À l’approche et à l’atterrissage : ils reprennent le contrôle manuel, gèrent les briefings d’approche et coordonnent avec l’équipage cabine.

Qui est concerné par ces règles de cockpit ?
Tous les vols long-courriers commerciaux sont concernés, notamment les liaisons Paris-New York, Paris-Los Angeles ou toute route de plus de 8 heures. Les compagnies comme Air France, Lufthansa ou British Airways appliquent toutes les mêmes obligations réglementaires issues des certifications EASA en Europe et FAA aux États-Unis.
Les passagers voyageant sur ces routes voyagent donc systématiquement avec un équipage de deux à trois pilotes selon la durée du vol, conformément aux règles en vigueur selon Simple Flying.
Ce que ça change vraiment pour ta sécurité en vol
L’autopilote maintient la trajectoire, mais c’est l’équipage qui surveille les alertes, réévalue le plan de vol et prend les décisions en cas de turbulences sévères, de dépressurisation ou de détournement médical. Ces situations arrivent régulièrement sur des vols transatlantiques.
Répartition du temps de travail sur un vol Paris-New York (environ 8h)
Sur un vol de 8 heures, un pilote gère rarement moins de 3 à 4 heures de travail actif direct selon les données de Simple Flying.

Ce qu’il faut vraiment comprendre sur le travail des pilotes
Retiens que l’autopilote ne remplace pas le pilote : il exécute des instructions, mais les pilotes définissent, surveillent et corrigent ces instructions en permanence.
Vérifie la durée de ton vol avant de réserver : au-delà de 9 heures, un troisième pilote est généralement présent à bord pour assurer la continuité de la surveillance.
Sache que la formation continue est obligatoire : chaque pilote commercial passe des simulations de vol régulières pour maintenir sa certification, incluant la gestion des pannes et des urgences.
📌 À retenir
- L’autopilote gère la trajectoire, mais les pilotes surveillent en continu les systèmes, la météo et les communications.
- Sur un vol transatlantique, les pilotes passent plusieurs heures en travail actif direct, même en croisière.
- Un troisième pilote est prévu sur les vols de très longue durée pour éviter la fatigue.
- Si tu voyages sur un long-courrier, tu peux demander à l’équipage cabine combien de pilotes sont en poste – c’est une info publique.
📎 Sources
- Simple Flying – Article détaillant les missions réelles des pilotes pendant un vol transatlantique, au-delà de l’autopilote.