bahamas

A la fin de la guerre d’Indépendance, les loyalistes, restés fidèles à la Couronne anglaise, se réfugièrent sur les îles, emmenant avec eux leurs esclaves. C’est ainsi que les Rhymings, déjà chantés dans les plantations du Sud, s’enracinent dans la culture bahaméenne.
Cette tradition, très empreinte de religiosité bien qu’elle se soit souvent transmise hors murs de l’église, s’appuie largement sur l’imagerie biblique, des événements communautaires, et de la mer. On chante la foi, l’optimisme, la passion, mais aussi la fatigue et le combat.

Les Bahamian Rhymings Spirituals se chantent sans artifice et sont restés authentiques notamment sur l’île d’Andros, où ils trouvent leur véritable expression dans la personnalité du légendaire guitariste et chanteur John Spence, à qui l’on se référait comme à « la voix du ciel ».
Ces magnifiques hymnes et chants a cappella, liés à la mer, à la vie, à la mort, nous font voyager au temps des pêcheurs d’éponge. Ils sont l’expression la plus touchante et la plus étonnante de la musique et de l’âme profonde du petit peuple bahaméen.
Les créateurs de ces chants assument un long héritage, tout en affirmant leur propre originalité. Ils créent ainsi un nouveau chaînon singulier dans l’évolution des sensibilités musicales depuis celle, non tempérée, de l’Afrique originelle, jusqu’à celle, bien connue, du gospel afro-américain d’aujourd’hui.

À propos de l’administrateur

Pierre Woo a vécu cinq ans à Shanghai et parle cinq langues, dont le cantonais et le mandarin. Passionné de voyage, de culture et de gastronomie, il part le plus souvent en famille, avec sa femme et leurs trois filles, surtout en Asie du Sud-Est. Il édite Voyagepocket et dirige Daremonkey, une agence d'automatisation marketing.

Article similaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Découvrez comment les données de vos commentaires sont traitées.